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Connaître les difficultés de l’anglais pour mieux les surmonter

L’anglais a la réputation d’être une langue facile. Il est vrai que sa proximité avec le français et sa grammaire simple pourraient laisser penser que l’on peut l’apprendre sans peine. Mais il ne faut pas oublier que la langue de Shakespeare a, comme toutes les autres, ses spécificités et ses complexités. Les difficultés d’apprentissage de l’anglais, bien que moins importantes que pour d’autres langues, n’en sont pas moins réelles. Mais quelles sont-elles exactement ? Déconstruisons le mythe de « la langue la plus facile du monde » et décortiquons ensemble les principales difficultés de l’anglais.

L’anglais, une langue faussement facile ?

Pour un francophone, l’anglais est une langue exigeante dans son apprentissage. Toutefois, elle n’est pas classée dans les langues dites difficiles, comme le chinois ou le russe par exemple.

Pourquoi ? Parce que le français et l’anglais restent des langues proches. Elles appartiennent toutes deux à la famille des langues indo-européennes et partagent bon nombre similarités lexicales. Saviez-vous par exemple que près d’un tiers des mots anglais proviendrait du français

D’autre part, les ressources pédagogiques permettant d’apprendre l’anglais sont légion. Que vous soyez débutant ou que vous ayez déjà un niveau avancé, vous trouverez très facilement du contenu (manuels, exercices, vidéos…) vous permettant de progresser. 

Enfin, notons que la culture anglo-saxonne est largement présente en France et partout dans le monde. Nous sommes donc régulièrement au contact de la langue anglaise, ce qui facilite son apprentissage.

🔎 À lire aussi : Quelles sont les langues les plus faciles à apprendre ?

Malgré tout, il ne faut pas occulter les difficultés de l’anglais ! Quelles sont-elles ? Faisons le point… 

La langue anglaise demande un long apprentissage 

Sur Internet, certaines formations d’anglais vous font miroiter des succès immédiats. On ne compte plus les (fausses) promesses telles que « apprenez l’anglais en 4 semaines » ou encore « devenez bilingue en 3 mois ». 

Ces phrases commerciales laisseraient entendre que l’anglais est une langue simplissime. Il suffirait de quelques heures de cours pour la maîtriser comme un natif. Mais si c’était vrai, pourquoi n’y a-t-il pas plus de personnes qui parlent couramment anglais en France ? Vous l’aurez compris, c’est parce que la langue de Shakespeare demande plus que quelques heures de pratique pour être bien assimilée.

Un apprenant partant de zéro aurait besoin d’environ 720 heures d’enseignement pour atteindre le niveau B2 (1). Si vous n’êtes pas familier avec les niveaux de langue de l’échelle CECRL, sachez qu’un niveau B2 est celui qui est attendu pour un élève de Terminale.

La première difficulté pour les personnes apprenant l’anglais consiste donc à rester assidu et motivé sur le long terme.

Un manque de correspondance entre l’écrit et l’oral 

Lorsque vous apprenez une langue comme l’espagnol, vous pouvez aisément deviner la prononciation d’un mot lorsque vous le voyez écrit. La forme écrite et la forme orale se font écho. En anglais, ce n’est pas si simple !

Quand vous rencontrez un mot pour la première fois dans un texte, vous pouvez difficilement en deviner la prononciation. C’est un peu la loterie. 

Prenons le mot diversity (diversité) par exemple. En alphabet phonétique, il s’écrit ainsi : /daɪˈvɜː.sə.ti/ (prononciation britannique selon le Cambridge Dictionary). Comme vous pouvez le constater, la lettre “i“, présente deux fois dans le mot, se prononce de deux manières différentes ! La première occurrence se dit “aï“ (/aɪ/) et la seconde ressemble au “e“ français comme dans le mot “le“ (/ə/). Avouons qu’il y a de quoi être un peu perdu.

Ainsi, dites-vous qu’il est tout à fait normal de ne pas réussir à deviner la prononciation d’un mot à partir de sa forme écrite. Cette difficulté de l’anglais désarçonne parfois les anglophones eux-mêmes !

Des sons inconnus au bataillon, une autre des difficultés d’apprentissage de l’anglais

Vous faites partie des personnes qui ont du mal à prononcer le the ? Pas de panique, c’est normal ! Ceci est dû au fait que le son “th“ (/ð/) n’existe pas en français. Votre oreille n’y est pas habituée et vous n’arrivez donc pas à l’entendre et à le restituer comme il faut.

S’il n’y avait que le “th“ qui n’existait pas en français, cela irait encore… Mais il existe 14 sons dans la langue anglaise qui ne sont pas présents dans la nôtre. Il n’y a donc rien d’étonnant au fait que les Français éprouvent des difficultés avec la prononciation lorsqu’ils apprennent l’anglais.

Le meilleur moyen de surmonter cette difficulté réside dans l’entraînement. Plus vous serez confronté aux sonorités qui vous posent problème, mieux vous réussirez à les assimiler et à les reproduire.

➡️ Pour aller plus loin : Améliorer sa prononciation en anglais : astuces et conseils pratiques.

Les difficultés d’apprentissage de l’anglais n’ont maintenant plus de secret pour vous. Vous avez besoin d’aide pour réussir à les surmonter ? Faites confiance à nos formateurs natifs et à nos équipes pédagogiques !

 (1) Source Education First