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La maîtrise de l’anglais dans le monde, les tendances et les enjeux

Chaque année depuis 2010, l’EF (Education First) publie son rapport sur la maîtrise de l’anglais dans le monde, nommé EPI (Indice de Compétence en Anglais). Ce dernier met en lumière le niveau de compétences de pays, régions et villes, leurs initiatives d’apprentissage, et met en avant une vision globale de la société vis à vis de l’économie, la technologie, l’innovation et le lieu de travail avec les compétences en anglais. Cette étude sur la maîtrise de l’anglais dans le monde se base sur des données de tests délivrés par l’EF, avec plus de 1 300 000 participants.

La langue anglaise est au cœur des communications dans les échanges internationaux, qu’ils soient professionnels, culturels ou bien personnels. Dans un contexte d’hyper-mondialisation, les entreprises et les individus se forment à l’anglais et sa maîtrise est incontournable. Pour les sociétés les entreprises, parler cette langue devient un atout fondamental et leur offre des opportunités de développement pour leur internationalisation.

Le constat est fait : au fur et à mesure des années on trouve de moins en moins de locuteurs anglophones natifs dans le monde, on estime aujourd’hui même qu’ils représentent moins d’un quart de la population anglophone. De plus en plus de personnes apprenant l’anglais, cette tendance est donc amenée à s’accentuer.

Maîtrise de l’anglais au niveau mondial

D’après l’étude, on observe une amélioration significative du niveau d’anglais globalement. On constate que les investissements (privés et publics) dans cette maîtrise sont croissants et ne ralentissent pas au vu des tendances. La langue est de plus en plus présente dans les échanges et particulièrement sur le lieu de travail, en parallèle les voyages internationaux ont de leur côté aussi augmentés.

Le classement proposé par EF regroupe au total 88 pays, où l’on retrouve en numéro 1 le bon élève mondial et européen, la Suède, avec des compétences très élevées avec une note de 70.72. On retrouvera derrière les Pays-Bas (70.31) et enfin Singapour (68.63). Logiquement, les villes ayant les compétences les plus élevés sont Amsterdam avec 72.41, Stockholm avec 71.85, mais aussi New Delhi avec 69.96, la capitale de l’Inde (classé 28ème mondial avec des compétences modérées).

Les compétences en anglais en Europe et en France

L’Europe possède le niveau d’anglais le plus élevé au monde et continue de s’améliorer au fil des années avec en tête de course la Suède, les Pays-Bas, la Norvège et le Danemark.

Pourquoi ce tel niveau ? Ce succès de l’Europe est dû à de multiples politiques menées qui ont été efficaces et notamment avec le plus grand programme de mobilité au monde avec Erasmus (700 000 étudiants et enseignants à l’étranger chaque année). Cette vocation à s’ouvrir au monde et au plurilinguisme date de l’après guerre qui a formé notre Europe moderne.

Certaines régions européennes excellent donc dans la langue anglaise, notamment en scandinavie avec des programmes éducatifs solides et une exposition à la langue quotidienne grâce aux médias, mais aussi grâce à cette culture de l’internationalisation. Du côté de l’Europe Centrale, les compétences élevés dans la maîtrise de l’anglais ont favorisé l’attractivité économique, et des pays comme la Pologne, la Roumanie, la République tchèque, ou encore la Hongrie ont vu leur croissance se développer. Cette dernière qui a ralenti la fuite des talents vers d’autres pays plus attractifs, le chômage a baissé, et le PIB par habitants a augmenté. Les échanges commerciaux et les investissements internationaux se sont développés grâce à la maîtrise de l’anglais qui a facilité les collaborations dans le milieu des affaires.

Une bonne partie de l’Europe excelle donc dans les compétences en anglais, mais certains pays ne font pas bonne figure face à ces mastodontes dans le domaine linguistique… Les mauvais élèves européens ? La France et l’Italie ! Tous deux ont vu leurs compétences linguistiques s’améliorer mais sont encore en reste avec le haut du classement mondial et européen. En effet, les français sont classés 35ème en Europe et dans le monde, derrière l’Italie avec sa 34ème position. On remarquera que ces 2 pays sont très attachés à leur langue nationale, ce qui peut représenter un frein et une menace pour le développement dans d’autres langues étrangères comme l’anglais. En revanche, la France a l’ambition de redorer son image vis-à-vis de sa maîtrise de la langue de Shakespeare, avec la mise en place de nouveaux dispositifs éducatifs et la réforme de la formation professionnelle.

L’anglais dans la société

Analyse démographique

D’après le rapport de l’EF, les femmes (avec des compétences évaluées en moyenne à 54.57), parleraient mieux anglais que les hommes (évalués à 52.63). La différence se ferait dès le plus jeune âge et concernerait la motivation des étudiantes à apprendre des langues étrangères.

On constate aussi des disparités concernant différentes tranches d’âges, en effet les jeunes adultes parlent mieux anglais que les adultes plus âgés : on retrouve les 18-20 ans en haut du classement avec des compétences évaluées à 54.62 devant les 26-30 ans avec leur 54.08. Le rapport souligne en revanche que la balance s’inverse dans certains pays où le développement économique incite à la maîtrise de la langue. Dans ce cas de figure les professionnels consacrent temps et argent pour monter en compétences, et surpassent donc les étudiants.

L’anglais en milieu professionnel

Concernant l’anglais sur le lieu de travail on remarque que les dirigeants d’entreprise maîtrisent mieux l’anglais que les cadres, et que c’est le secteur des médias qui l’emporte sur les compétences, suivi de la banque et de la finance. Concernant les postes, la maîtrise de la langue est plus développée dans des fonctions juridiques et en stratégie et planification.

La mondialisation a poussé les entreprises à s’améliorer dans les compétences linguistiques, et même si certains secteurs sont plus touchés que d’autres, aujourd’hui l’ensemble du marché doit faire face à une concurrence étrangère. De plus, les lacunes dans les compétences en anglais ont maintenant des conséquences négatives sur les entreprises sur leur développement.

Le lien entre l’anglais et l’innovation, et la technologie

L’un des points mis en avant par le rapport de l’EF est l’influence de la langue dans le domaine de la recherche et développement. En effet les études scientifiques, universitaires et les conférences sont majoritairement en anglais et favorisent le partage d’idées entre les scientifiques et les ingénieurs venant de pays différents. La barrière linguistique ne doit pas être un frein à l’innovation et la nécessite de parler l’anglais devient alors primordial. L’accès à l’information par les compétences linguistiques s’ouvre et est de plus en plus nécessaire. On retrouvera le même phénomène dans la collaboration, entre des personnes natives de pays différents, qui se développe et s’accentue avec la maîtrise de la langue.

L’utilisation d’internet permet aux personnes de s’exposer toujours plus à la langue anglaise, quand on sait que plus de la moitié des sites les plus visités sont rédigés dans cette langue. L’étude de l’EF fait d’ailleurs le lien entre le niveau d’accès à internet, et les compétences en anglais : plus le débit est élevé, meilleure serait la maîtrise.

Dans le même temps, l’accès à internet et aux outils numériques permettent l’accès à l’apprentissage de l’anglais à distance, par téléphone ou sur ordinateur grâce à des plateformes e-learning. Un éventail de ressources s’offre aux apprenants qui peuvent se former plus facilement et à moindre coûts.